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Toutes voiles dehors - No 259

Toutes voiles dehors
Prix :
8,00 €

Chers lecteurs,
Notre revue a connu un changement
d’importance au cours du printemps 2018.
Pierre Echinard qui l’a dirigée de main de
maître vingt-trois ans durant a décidé il y a
quelques mois de se retirer de la rédaction.
En accord avec le Doyen Patrice Vanelle,
Directeur de la publication, il m’a proposé
de lui succéder.
Nos recherches menées conjointement
par le passé, tant dans les domaines universitaires
qu’académiques, avaient été
prometteuses. Ma collaboration à l’écriture
d’articles leur était depuis acquise ;
plus d’une quarantaine en témoignent aujourd’hui.
Aussi, à un moment charnière de mon
existence, j’ai décidé de m’impliquer
plus encore dans « M ». Désormais il me
revient l’honneur de conduire la revue.
Une nouvelle équipe a été constituée ; elle
sait pouvoir s’appuyer sur l’expérience
de Pierre Echinard et les conseils du
Comité de direction formé d’experts
pluridisciplinaires.
Depuis 1936, année de son lancement,
la Revue Marseille a su se renouveler.
Elle est devenue une référence, un outil
pour la connaissance et la promotion
de Marseille à laquelle nous sommes
tant attachés. De numéro en numéro,
cette publication a dévoilé différentes
facettes d’une agglomération vivante,
culturelle, scientifique, humaine : une ville
d’exception !
Récemment, nos trimestriels ont évolué
dans leur présentation, avec un nouveau
logo et une nouvelle mise en page, en
adéquation avec les attentes de nos
contemporains. Il nous faut accompagner
cette évolution déjà appréciée, travailler
pour que « M » rayonne mieux encore
en touchant d’autres lecteurs désireux
de posséder à leur tour les clefs de
compréhension de la cité dont elle porte
le nom.
Ce numéro 259 est consacré à « la Voile » :
un sujet qui projette Marseille vers l’avenir
avec les Jeux Olympiques 2024 qui lui permettront
d’accueillir plusieurs disciplines
nautiques et leurs compétiteurs luttant
contre les vents dominants en quête de la
victoire. Autant de spectacles grandioses,
au retentissement planétaire !
Quant au présent, l’attractivité de ce
plan d’eau en Méditerranée n’est plus à
démontrer. Des évènements récents, telle
la présence des trimarans géants de la
classe « Ultime » et des concurrents de
la « World Cup Series Final », ont permis
d’apprécier les qualités et les difficultés
de la rade. L’esprit de Pierre de Coubertin
souffle déjà sur la cité avec de jeunes
Marseillais qui s’entraînent ; l’important
n’est-il pas de participer ?
La passion de la voile, qu’elle soit sportive
ou d’agrément, s’affirme dans la diversité
des associations et des clubs impliqués,
mais aussi par les métiers, les emplois, le
rayonnement international et les retombées
touristiques qu’elle génère.
Cependant, avant d’être de plaisance,
la navigation fut essentiellement marchande
ou guerrière. Toute une partie de
l’histoire maritime s’est bâtie ici, depuis
l’arrivée des navires phocéens alliant la
propulsion à la voile avec celle des rames
jusqu’aux derniers schooners et aux tartanes
malonnières attachés au port après
la Première Guerre mondiale.
De ces bâtiments relevant de la « marine
en bois », des artistes se sont attachés
à conserver la silhouette hérissée de
gréements, que les moteurs à vapeur, puis
au diesel s’apprêtaient à supplanter. Parmi
eux, Jean-Baptiste Olive, l’un des maîtres
de l’Ecole provençale du XIXe siècle qui
s’avéra un excellent mariniste recherché,
collectionné de nos jours comme d’ailleurs
notre concitoyen John Pendray honoré du
titre rare de Peintre officiel de la Marine
nationale.
Enfin, selon notre habitude, nous attirerons
votre attention sur des expositions,
des festivals et quelques livres à ne pas
manquer en cette période estivale. Ainsi,
thème après thème, vous partirez à la découverte
des hommes et des femmes qui
ont construit ou qui constituent cette ville
à nulle autre pareille. Marseille regarde
depuis toujours vers le large, nous le savions.
Avec cet exemplaire entre les mains,
vous êtes déjà embarqué ; les amarres ont
été larguées depuis un moment ; le vent
souffle dans les voiles…
Paré à virer !
Patrick BOULANGER