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Les belles demeures - No 255

Les belles demeures
Prix :
8,00 €

EDITORIAL

Alors que les bastides de la périphérie marseillaise, riches demeures d’été et vastes « campagnes », trop souvent frappées ou menacées de disparition, ont déjà été l’objet de multiples études, nous avons voulu, dans cette livraison, donner toute leur place aux hôtels particuliers du coeur de ville, qui constituaient le cadre de vie habituel de la haute société marseillaise. Ici encore, les aléas de l’histoire n’ont pas épargné notre patrimoine urbain. Si quelques trop rares immeubles rappellent le vieux quartier disparu de la Loge, le « nouveau centre ville », construit aux XVIIe et XVIIIe siècles, nous révèle encore plusieurs de ses joyaux, quand de grandes réalisations de l’habitat bourgeois du XIXe, restées jusqu’ici dans l’anonymat, retrouvent leur lustre passé.

La beauté du bâti, la richesse du décor, poussé parfois jusqu’à une profusion étouffante, étaient alors les marques éclatantes d’une réussite sociale qui s’affichait dans la pierre. Entre coeur de ville et périphérie, entre hôtels particuliers et bastides, des Marseillais montrèrent aussi leur ascension sociale, au XIXe siècle, en bâtissant face à la mer de grandes villas aux allures de châteaux qui s’élançaient à l’assaut des pentes de la Corniche. C’est à ce troisième type de belles demeures que nous avons réservé nos dernières pages.

Pierre ÉCHINARD